« Avion et Méricourt (villes à direction communistes) sont jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens au Liban. Grenay pourrait le devenir. Nous sommes convaincus de la justesse de la cause palestinienne. Aussi ce voyage m’a surtout permis de toucher du doigt la terrible réalité de l’occupation, du colonialisme ! » Dirigeant du PCF de Méricourt, Georges Clerc conserve un souvenir ému de son récent séjour en Cisjordanie. Quatre Avionnais, deux autres Méricourtois et un Grenaysien y accompagnaient, sur la Terre sainte des croyants, une délégation nationale de 69 membres, formée par l’Association pour la Jumelage entre les Camps de Réfugiés palestiniens et les Villes françaises (AJPF). Encore révolté à la vue de ce mur de la honte de 700 km « qui sépare non pas Israël et la Palestine, mais bien les Palestiniens entre eux », Bruno Gosselin (Avion) s’est senti « plus en sécurité en territoire palestinien qu’à Tel Aviv ». « La tension vient des autorités israéliennes », assure Alexandre D’Andréa (Méricourt). Pas inutile de le rappeler à l’heure où en Occident d’aucuns assimilent « tous les Palestiniens à des terroristes ». Arabes et Juifs « peuvent vivre ensemble. Il suffit de se rendre à Jérusalem pour s’en rendre compte », fait remarquer Georges. Bruno y a rencontré « des Palestiniens très politisés et plein d’énergie créatrice.
Débats en vue...
Le recueillement au Mémorial d’Arafat, le concert improvisé d’HK au milieu des gamins d’une école de Ramallah, la rencontre avec une famille de Jérusalem Est dont « le chef n’avait pour seule préoccupation que le devenir de ses enfants à l’heure alors que sa maison venait d’être rasée par l’occupant » ont constitué des moments forts de ce périple. Tout comme la rencontre avec Fadwa, l’épouse du résistant Marwan Barghouti détenu par l’Etat hébreu et « citoyen d’honneur » d’Avion. « De sa prison, il nous donne des leçons de luttes pacifiques et des messages d’encouragement. Cet homme est un exemple. C’est le Mandela palestinien », prétend Bruno. Tous estiment désormais « nécessaire de témoigner de ce que nous avons vu. La situation ne se réglera pas sur place, mais grâce à la pression internationale ». Des rencontres-débats seront programmés avec comme support le film qu’a réalisé un caméraman sur place... De quoi peut-être convaincre la population « de s’engager davantage en faveur de la cause palestinienne et exiger l’application des résolutions de l’ONU de 1967. Deux peuples, deux Etats libres et indépendants et Jérusalem Est comme capitale de la Palestine » ?
Jacques KMIECIAK
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