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Lutte des classes

Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 09:07

Esprits de fête et de lutte ont fait bon ménage ces 8 et 9 mai à Avion

 

Photo-1-CGT-Bruays.jpgLes militants n'ont guère ménagé leurs peines pour faire de cette Fête un joli succès populaire.


Convivialité et bonne humeur avec en toile de fond des chansons revendicatives extraites du répertoire de Léo Ferré, Jean Ferrat ou Renaud. Des expériences militantes échangées autour d’une merguez ou d’un cornichon polonais. De jeunes militants des Transports Dourlens ou de Cora de Bruay-la-Buissière qui exposent leurs revendications en matière de conditions de travail ; d’autres de Bridgestone Béthune ou de la Française de Mécanique (Douvrin) évoquant leurs craintes quant au devenir de leur entreprise. La prise en compte de la grève des conducteurs des Autobus artésiens à Auchel. Des discussions autour de l’accord de fléxisécurité, du rapport à la social-démocratie au pouvoir ou encore de la loi d’amnistie qui ne s’appliquera peut-être pas aux syndicalistes... Et bien sûr, le jeudi après-midi, un concert aux accents « rock’ n’ roll » d’excellente facture ! Seules organisations de la CGT du Pas-de-Calais à avoir répondu favorablement à l’appel du PCF, les Unions locales CGT de l’ouest du Bassin minier (Auchel, Béthune, Bruay-la-Buissière, Lillers) n’ont pas regretté leur choix. Leur stand n’a guère désempli tout au long de ce « week-end » de l’Ascension. Une vingtaine de militants CGTistes « de classe et de masse » ont ainsi contribué à faire de la Fête de « L’humain d’abord » un véritable succès populaire...

 

Une première qui tenait à coeur à Jacques Taillieu, le secrétaire général de l’UL CGT du Bruaysis.

 

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Le rock'n'roll à l'honneur le jeudi après-midi

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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 06:51

 

Au siège d'Adévia, à l'heure du conseil d'administration

 

L’aménageur Adévia se séparera de la moitié de son effectif en juin. Le 3 mai, le conseil d’administration de la société d’économie mixte l’a confirmé. La nécessité de « faire des économies en charges de personnel » justifieraient ces licenciements, selon Michel Dagbert, le président PS d’Adévia. « 53 postes sur 110 sont concernés. Nous travaillons au reclassement de salariés dans les collectivités locales », poursuit le maire de Barlin. A l’instar du conseil général du Pas-de-Calais ou des communautés d’agglomération (Lens-Liévin, Hénin-Carvin, Artois Comm.), celles-ci seront par ailleurs une nouvelle fois invitées à mettre la main au porte-monnaie. Compte-tenu « du ralentissement d’activité dû à la crise, nous éprouvons des difficultés de trésorerie », explique Jean-Jacques Delille, le directeur général. Le coût d’un « retour vers l’équilibre en 2014 » ? 60 millions d’euros.

 

Pour y parvenir, Adévia compte procéder à des cessions d’actifs et recourir à l’emprunt. Les banques-actionnaires (la Caisse d’Epargne et le Crédit agricole) seraient prêtes à jouer le jeu « à condition que nos actionnaires consentent à une augmentation de notre capital de 5 à 30 millions d’euros », précise Michel Dagbert. « Chacun est placé devant ses responsabilités. En cas de refus, la pérennité de la société ne sera pas assurée », estime Jean-Jacques Delille. Une façon de placer les collectivités locales « au pied du mur ». Pas sûr que les élus communistes apprécieront cette forme de chantage d’autant que « la crise a bon dos. Il faudra que la direction nous donne les véritables raisons de ce déficit », insiste Bruno Troni. Et le maire de Billy-Montigny, soucieux de transparence, de soupçonner des « erreurs stratégiques ». Pire : des malversations ? « Ils ont créé un monstre qu’ils ne maîtrisent plus. Et ils veulent le faire payer à la population

 

 

Jacques KMIECIAK

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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 07:21

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Jacques Taillieu situe la Fête d'Avion « dans la continuité du 1er mai »


Il est 16h ce samedi 4 mai. En visite d’inspection au parc de la Glissoire d’Avion, Jacques Taillieu lance un appel solennel à l’ensemble des forces de la CGT du département, à contribuer au succès de la Fête de « L’Humain d’abord » imaginée par le PCF du Pas-de-Calais.


Elle aura lieu au parc de la Glissoire d’Avion ces mercredi 8 et jeudi 9 mai. Le prix d’entrée a été fixé à 2 € en pré-vente et 5 € sur place.


A cette occasion, les Unions locales de l’ouest du Bassin minier regroupées en union de luttes porteront haut les couleurs de la CGT de classe et de masse. Il s’agit d’un rendez-vous politique et social « dans la continuité du 1er mai marqué au sceau de la réussite à Bruay. Contre l’austérité imposée par la social-démocratie et pour le progrès social », poursuit Jacques Taillieu.

 

Et le secrétaire général de la CGT du Bruaysis de préciser qu’ « à Avion, la CGT du Pas-de-Calais n’aura qu’un stand : le nôtre ! Des concerts, des débats, du théâtre y sont programmés... Des possibilités de restauration y seront aussi offertes. De quoi envisager les combats futurs contre le gouvernement et le patronat dans la convivialité ».

 

De surcroît, « nous aurons aussi besoin de bras pendant ces deux jours pour animer le chapiteau». Les militants de l’Auchellois, du Béthunois, du Bruaysis, de l’Isberguois et du Lillérois sont plus spécifiquement invités à se manifester auprès de Jacques Taillieu au 06.88.82.87.55.

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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 06:23

Faut-il encore donner le nombre de jours de luttes (bientôt 1000 !), le nombre de manifs, de débats, de réunions en préfecture, au ministère, d’affrontements avec la direction aux grilles de l’usine ou dans les prétoires ?

Faut-il détailler le contenu de tant de jours (et de nuits !) dans cette bataille titanesque pour l’emploi et pour la vie, le nombre d’assemblées générales pour une organisation qui a en permanence le souci de fonctionner collectivement ?

Faut-il parler de tous ces moments de colère contenue devant l’arrogance, le cynisme et le mépris de dirigeants qui assument tranquillement de s’engraisser et d’engraisser leur groupe aux dépens de familles entières qui ne demandent qu’à vivre de leur travail…tout simplement ?

 

Faut-il reprendre l’historique de tous ces messages électroniques (1293 à ce jour) qu’Olivier envoie presque chaque soir depuis la grève de 2010 ?

 

Sans doute que non et encore moins pour les lecteurs de Rouge Midi qui suivent avec une attention où se mêlent respect, admiration, inquiétude et moments de joie forte tout au long de ces bientôt 1000 jours qui tiennent en haleine celles et ceux qui sont épris de justice et d’espoir.

 

Le 28 février dernier, UNILEVER, fait unique dans l’histoire sociale de ce pays, a vu son Plan de casse de l’emploi cassé par la justice pour la 3ème fois. En droit cela veut dire que le groupe doit tout reprendre à zéro, réembaucher les ouvriers licenciés, reprendre la production et, s’il y tient vraiment,…présenter un nouveau plan.

 

Eh bien non !


S’asseyant sur la décision de la cour d’appel, la multinationale ne veut pas l’appliquer en prétendant qu’elle ne peut plus le faire et qu’éventuellement les salarié-e-s peuvent saisir les prud’hommes pour obtenir une indemnité.

Une nouvelle manœuvre
.
Jeudi au conseil de Prud’hommes de Marseille, 8 salariés (sur 182 !) saisissaient « spontanément » la justice pour qu’elle condamne UNILEVER à leur verser une indemnité dont l’annulation du plan social était censée les priver (sic !).

Un peu téléphoné comme procédure d’autant qu’à l’audience l’avocat des fralibiens apportait la preuve que c’est l’avocat des 8 « plaignants » qui les avait sollicités, (ce qui est contraire à la déontologie du métier d’avocat et mériterait sans doute une interpellation du bâtonnier afin de savoir ce qu’il en pense) pour qu’ils fassent cette démarche pour laquelle il assurait par courrier une quasi gratuité.

Un avocat « désintéressé » donc qui agissait pour le bien de qui ? On se le demande. A l’audience sa plaidoirie était quasi identique à celle de son supposé adversaire, l’avocat de l’employeur, tous les deux soulignant que l’annulation du PSE entravait la bonne marche des projets d’UNILEVER dont l’indemnisation faisait partie...

Payer pour pouvoir licencier s’ils y sont contraints ils savent faire, mais maintenir l’emploi surtout pas !!

 

Bien sûr un tel argument n’a aucune valeur juridique ni ne correspond à la réalité le président de la communauté de communes qui a préempté usine et machines ayant écrit au PDG pour lui signifier qu’à tous moments la production pouvait repartir.

 

Bien sûr sur ce point la justice finira par donner raison aux fralibiens…mais dans combien de temps ? Et pendant ce temps-là qui paiera les salaires ? La position de la multinationale est claire et la même depuis le début : pas question de laisser des ouvriers reprendre l’usine et prouver qu’ils ont raison quand ils disent qu’ils peuvent se passer de patron pour produire mieux, de façon plus écologique (en revenant à des circuits courts privilégiant les productions locales pour les infusions), plus équitable (en payant les paysans producteurs d’Asie ou d’Afrique et les salarié-e-s de France à un salaire correct) et cela sans augmenter les prix aux consommateurs voire en les diminuant.

Pour UNILEVER et ceux qui la soutiennent l’enjeu est autant politique qu’économique.

 

C’est là que le gouvernement montre à quel point il a choisi son camp. Non seulement il ne réquisitionne pas la marque, non seulement il renie ses engagements de campagne électorale, mais en plus il n’intervient même pas pour faire respecter les décisions de justice ce qui rend notre pétition encore plus d’actualité, pour Fralib comme pour les autres entreprises menacées de fermeture.

 

UNILEVER compte sur l’asphyxie financière et la complicité du gouvernement pour empêcher à la reprise qui donnerait tort sur toute la ligne à celles et ceux qui prônent la résignation devant les politiques d’austérité et de chômage ou ne croient pas aux batailles pour l’appropriation sociale et les nationalisations.

Face à eux, la CGT de l’agroalimentaire nous lance un appel :
« Il nous faut absolument monter d’un cran.


Pour gagner, faire céder UNILEVER qui veut leur couper les salaires, les envoyer remplir les rangs de pôle emploi et faire payer la collectivité à leur place alors que le 3ième P.S.E. a été annulé par la cour d’appel d’Aix ; la Solidarité, l’engagement du plus grand nombre à leurs côtés est nécessaire. »

Relevons le défi et lançons en grand la bataille financière pour que les fralibiens puissent tenir et gagner !

 

Dons à envoyer à :

CGT Fralib
Bourse du travail
Cours Beaumonf
13400 Aubagne
CCP 08 840 68 H 029
IBAN :

FR41 2004 1010 0808 8406 8H02 986
BIC PSSTFRPPMAR

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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 06:45

 

Les-marcheurs-de-Fraisnor-ont-ete-recu-par-Thierry-Lepao.jpg

 

Ce mardi, Olivier Renaut, Christian Delépine et Hervé Agez, les marcheurs de Fraisnor, ont été reçus à l’Elysée au terme d’un périple long de 220 km à travers l’Artois, la Picardie et l’Ile de France. A l’heure de rentrer, en car cette fois, à Feuchy, dans l’Arrageois, tous s’attendent « à subir le contrecoup d’une épreuve fatigante. Nous sommes encore sur les nerfs. Il faudra gérer notre retour tant sur le plan physique que mental ». Ils retiendront de cette « aventure militante et humaine riche en émotions, la solidarité manifestée par les Unions locales CGT tout au long du parcours, la froideur des municipalités de Bapaume, Compiègne ou Senlis en-dessous de tout, mais aussi la fraternelle réception offerte par la municipalité communiste de Sarcelles ».

 

« Divin accueil » à Aulnay !


L’émouvante haie d’honneur déployée par les grévistes de Peugeot à Aulnay-sous-Bois, en présence de salariés en lutte de Fralib ou Doux, a fait « chaud au cœur » d’Hervé Agez. La solidarité manifestée par Thierry Lepaon et Pierre Laurent, les « patrons » respectifs de la CGT et du PCF, les ont tout autant rassérénés. Olivier Renaut conservera le souvenir de l’ « inoubliable dernière ligne droite vers l’Elysée, du côté du boulevard Haussemann, au cœur des quartiers chics de la capitale, qui sentaient le fric à crever », mais aussi l’image de l’arrivée au palais présidentiel. « Il n’était pas question que nous retirions nos tee-shirts ou nos badges. C’est la première fois que nous pénétrions à l’Elysée et peut-être la... dernière. Nous représentions la CGT toute entière. Des camarades à l’extérieur en avaient les larmes aux yeux », commente, avec un brin de fierté, le délégué syndical.

 

Bientôt des avancées ?


Une délégation y a été reçue par un membre du cabinet de François Hollande. « L’Elysée s’est engagé à organiser une rencontre rapidement avec l’ensemble des ministères concernés et notamment celui du Budget. Nous avons été écoutés, mais serons-nous entendus ? » s’interroge Jean-Luc Bindel, le secrétaire général de la Fédération CGT de l’Agro-alimentaire. La CGT Fraisnor demande en effet que l’employeur qui a cédé les bâtiments de l’usine à la Communauté urbaine d’Arras, soit exonéré de l’imposition concernant la plus-value réalisée lors de la vente. « Cette requête est actuellement à l’étude au ministère du Budget. Aucune décision n’a encore été arrêtée », souligne-t-on à la préfecture du Pas-de-Calais. Le montant de cet impôt s’élèverait à 500.000 €, selon la CGT qui apprécierait aussi « un soutien financier de l’Etat, compte-tenu que les banques privées ne prêtent plus d’argent à Fraisnor depuis 2008 ». « Nous aurons des nouvelles assez vite », se rassurent les syndicalistes de Fraisnor plus déterminés que jamais « à sauver l’entreprise ».

 

Jacques KMIECIAK

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