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Culture

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Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 07:18

LOUVRE LENS - Point de vue de Christian CHAMPIRÉ, Maire de GRENAY

Pour ne pas plomber les finances locales dont notre population a tant besoin :

A MUSÉE D’ÉTAT , Y AURAIT BESOIN DE FINANCEMENT ET DE BUDGET DE FONCTIONNEMENT D’ÉTAT !

 

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LOUVRE LENS - Point de vue de Christian CHAMPIRÉ, Maire de GRENAY

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Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 08:01

Librairies indépendantes en danger !

 

Libraire dans le Bassin minier, Augustin Petit propose de réfléchir sur la place du livre dans notre société. Avec en point d’orgue de cette campagne nationale de sensibilisation, l’organisation d’un colloque en septembre. Dans la région de préférence ! Rencontre.


Parce qu’il « aiderait à la construction de l’imaginaire » et serait « porteur de connaissances », Augustin Petit imagine de faire du livre une « grande cause nationale » ! Il en fait le pari, animé par le seul souffle de sa conviction. Un pari un peu fou pourtant rêvé les pieds bien ancrés dans une réalité qu’il appréhende « depuis que j’ai ouvert ma librairie Résonances à Avion puis une autre à Bruay-la-Buissière (1) ». Fort du constat que « beaucoup de choses ne marchent pas à l’endroit », notre libraire propose d’entamer une réflexion sur la place du livre dans la société avec en toile de fond, la question du devenir des librairies indépendantes. Une « originalité bien française », mais une institution en péril ? « Dans le Pas-de-Calais, nous avons enregistré cinq fermetures en trois ans, même l’historique « Régis Bel » à Béthune n’a pas trouvé de repreneur ! Pour notre part, après trois ans d’activité, nous parvenons enfin à l’équilibre. La pâte prend, mais l’édifice reste fragile », commente-t-il. Augustin Petit ne ménage pourtant pas sa peine en termes d’initiatives (1) avec bien souvent l’appui des collectivités locales : « On sent, dans notre Bassin minier, un réel intérêt, une vraie sensibilité pour le livre. »

 

Quelle viabilité économique ?


Il n’en demeure pas moins que reste posée avec acuité la question de la viabilité économique de ces librairies de proximité réputées pour les services de qualité (de conseils notamment) offerts aux clients, loin de l’univers impersonnel des grandes surfaces culturelles ou commerciales. Assurément utiles à la création littéraire, à la diffusion de la pensée, elles seraient pourtant menacées par l’« absence de soutien » des pouvoirs publics ou encore la pression des distributeurs dont les « taux de remise restent insuffisants » et dont les services comptables décident « de la vie ou de la mort de nos librairies ». La concurrence des hypermarchés, l’essor des ventes dont profitent les seules grandes enseignes... Les maux ont été identifiés à l’heure où, dans un contexte de crise du capitalisme, le marché du livre résiste pourtant mieux que d’autres. Celui-ci génère de l’argent... inéquitablement réparti entre les acteurs de la chaîne du livre. Les auteurs, les petits éditeurs et les libraires indépendants font figure de parents pauvres. « Doit-on considérer nos faibles marges comme une fatalité ? Nos salariés doivent-ils se résigner à toucher des bas revenus ? C’est moins de subventions dont nous avons besoin que d’amélioration de nos conditions de travail » !

 

Un débat ouvert à tous !


Désireux de « lever toutes les hypothèques qui pèsent sur l’avenir du livre  », Augustin Petit soumet des pistes de réflexion. Pourquoi, au nom de l’exception culturelle, ne pas appliquer aux livres une TVA à 0 % ou « réserver leur vente aux seuls libraires » ? Pourquoi « ne pas redéfinir le statut de nos librairies indépendantes et de les déclarer d’utilité publique » ? Il s’agit bien, ici, de poser la question de la « pertinence de ces lieux de vie qui portent haut les enjeux du pluralisme dans notre paysage éditorial », en favorisant la visibilité des petites maisons d’édition. Des interrogations « que nous voulons mettre en débat, pas seulement entre libraires. Il s’agit d’associer le plus grand nombre de Français : des élus, des universitaires, des lecteurs, des syndicalistes », précise Guillaume Cuvelier, salarié à Résonances naturellement qualifié d’ « associé » par Augustin. Avec à la clé l’organisation d’un colloque autour du livre en septembre « de préférence dans la région ». Tous deux comptent bien surfer sur la vague d’espérance qu’a fait naître, l’an dernier, les déclarations d’Aurélie Filippetti. La ministre de la Culture se disait soucieuse du devenir des librairies indépendantes. Désormais, « il nous faut des actes ! » reprend Augustin Petit.

 

 

Augustin-Petit-2.jpgJacques KMIECIAK

  1. « Résonances » à Avion (2 boulevard Gabriel-Péri) et à Bruay-la-Buissière (35, rue du Périgord). Pour tout contact : 03.21.20.61.21.

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Samedi 19 janvier 2013 6 19 /01 /Jan /2013 07:32

Le Bassin minier au Patrimoine mondial : Et maintenant, on fait quoi ?

Oignies-Pas-de-Calais-fosse-no9-9bis-cite-Declercq-et-terri

 


En juin dernier, le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais décrochait son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La récompense de dix années de mobilisation que ses artisans comptent désormais faire fructifier.


A Saint-Pétersbourg, le jour « J », puis au stade Bollaert de Lens le 6 juillet, la labellisation est célébrée avec faste. C’est le temps de l’ (auto)congratulation, des déclarations enflammées. Comme si le Bassin minier entamait sa « seconde reconversion », selon l’expression de l’écologiste Jean-François Caron. Le président de l’Association Bassin minier UNESCO appréhende alors cette reconnaissance comme un moyen « de redonner confiance en l’avenir. Dès lors que nous sommes capables d’assumer notre mémoire collective, nous reprenons confiance, nous retrouvons de la fierté, nous sommes capables d’entreprendre ». Un titre imaginé surtout comme un vecteur de développement économique. Six mois après, qu’en est-il ?

 

Retombées en termes d’image !


« Depuis la labellisation, on a constaté un sursaut d’intérêt pour notre patrimoine minier. Par exemple, les visites guidées du Stade-Parc à Bruay-la-Buissière ont connu un franc succès, cet été », assure Cécile Parent, chargée de développement à l’Office de Tourisme de Béthune-Bruay. Faute d’avoir sondé les motivations des touristes, il paraît pourtant difficile d’établir en toute objectivité un rapport direct entre l’inscription « UNESCO » et l’attention suscitée par les initiatives de l’Office de Tourisme. Pour Jean-François Caron, les retombées « ne se chiffrent pas en chèques mais en termes de reconnaissance pour la population minière et aussi d’image. La presse, nationale et internationale, a largement rendu compte de cette inscription. Et de façon positive ! ». De là à susciter la curiosité d’entrepreneurs « soucieux de bénéficier d’une appellation à la notoriété internationale ? »


Du désir à la réalité...


« Une entreprise préfèrera toujours se revendiquer d’un territoire labellisé UNESCO que d’un bassin à l’image dégradée », affirme le maire de Loos-en-Gohelle. Peut-être ? Il n’en demeure pas moins qu’à ce jour aucune société n’a sauté le pas de l’installation en Nord-Pas-de-Calais du fait de cette reconnaissance. Il existe parfois un fossé entre le vœu pieu et sa concrétisation. Jean-François Caron en convient d’ailleurs largement. Pas de quoi pour autant réfréner l’enthousiasme initial tant l’afflux touristique toujours espéré serait susceptible de booster « les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie bien que je ne dispose pas encore d’études économiques pouvant l’attester ». Assurément, pour Jean-François Caron, il semble un peu tôt pour prétendre recueillir les bienfaits de cette mise en lumière : « Il a bien fallu trois ans au Val de Loire et ses châteaux pour en tirer un avantage. »

 

Impliquer davantage les collectivités locales


Président de la Mission Bassin miner (MBM) gestionnaire du label (1), le communiste Gilbert Rolos reconnaît que « pour l’instant l’enthousiasme n’est pas extraordinaire, mais ça peut venir avec l’indispensable prise en considération par les acteurs de terrain, les collectivités locales et les offices de tourisme. » MBM travaillera à mettre en musique les initiatives qui pourraient être prises sur le plan local. « Il s’agit d’œuvrer à leur cohérence à l’échelle d’un territoire de 4.000 hectares. Notre priorité sera la signalisation des principaux sites parmi les 353 classés. On va aussi réunir les maires pour connaître leurs préoccupations et inciter les communes à se saisir de l’opportunité que représente ce label. On a un gros boulot d’accompagnement pédagogique. Et aussi de valorisation, en lien avec la dynamique créée par l’ouverture du Louvre-Lens », précise Catherine O’Miel, chargée de mission à MBM. Celle-ci travaille aussi à l’avènement d’un site internet et la création d’un logo agréé par l’UNESCO.

 

Un manque de cohérence ?


Il restera aussi à conquérir le cœur de la population. « J’ai reçu de nombreux témoignages de satisfaction. Si une partie des habitants est touchée, d’autres sont indifférents. Certains s’en fichent. Tout le monde n’a pas la tripe minière dans les veines. Beaucoup aussi sont dans l’instant présent, occupés à boucler leur fin de mois », reconnaît, sans langue de bois, Jean-François Caron. D’autres enfin s’interrogent sur la compatibilité entre cette reconnaissance appréhendée comme un hommage (posthume !) à la corporation minière et les incertitudes qui continuent de planer quant au devenir du régime minier de sécurité sociale. « Je suis favorable à ce qu’on ne touche pas aux droits des mineurs. C’est vrai que l’Etat qui a défendu notre projet, a peut-être manqué de cohérence. Les attaques contre le régime minier sont en contradiction avec la reconnaissance par l’UNESCO », commente Jean-François Caron. Cela a au moins le mérite d’être dit !

 

 

Jacques KMIECIAKgugul-html-m65ed1c20

 

 

  1. Créé en 2000, la Mission Bassin minier se présente comme un outil d’aménagement et de promotion du territoire. Elle regroupe l’Etat, la Région, les Départements, des intercommunalités, l’Association des Communes minières, etc. Comme il était convenu, elle assure désormais la gestion du label en remplacement de l’association Bassin minier UNESCO dissoute.

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Samedi 10 novembre 2012 6 10 /11 /Nov /2012 10:56

A lire : Don't Panik de Médine et Pascal Boniface

 

Pascal Boniface et Médine

Pascal Boniface et Médine 

Islam et Athéisme : dialogue entre le rappeur Médine et Pascal Boniface

 

Rappeur musulman et engagé, Médine s'évertue à faire évoluer l'image de l'Islam par les non-musulmans. Pascal Boniface, politologue athée, est également touché par ce combat contre la stigmatisation. Et c'est de leur rencontre qu'est né "Don't Panik", un livre relatant leurs dialogues et l'amitié qui en a découlé.

 

Médine était en concert Lundi au Havre, et sortira en févirer 2013 un nouvel album.

"Don't Panik", de Médine et Pascal Boniface (Desclée de Brouwer)

17€

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 05:35

Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat

  Blog de Philipe Torreton – 25 avril 2012

Jean,
J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Antraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré !

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave !
Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s’abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel…
Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à D’Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu’un air de liberté flottait sur Saïgon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s’est vendu à la Première dame de France. Ecris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tous ceux qui le soutiennent !

Jean, l’huma ne se vend plus aux bouches des métros, c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs… Tu l’aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Elysée pour avoir l’honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu…

Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. Lajustice avance péniblement grâce au courage de quelques-uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde…

Jean, l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite “décomplexée”.

 

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l’industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s’endetter il s’endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite… Finies les jacqueries !
Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous “le Temps des Cerises” ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade… Ici on massacre l’Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés…
Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante, je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d’elle même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle-même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts…
Jean, je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai…

Je t’embrasse.
Philippe Torreton

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