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Le blog de Hervé Poly

La Français, langue de la nation !

29 Janvier 2014, 14:58pm

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

C'est une évidence que je tiens simplement à rappeler car si je ne défends pas l'idée d'une langue unique, j'affirme avec clarté : le Français, langue de la nation française.

 

Faire cette clarification faciliterait d'évidence le débat sur les langues régionales. Par ailleurs, je soutiens aussi la belle initiative des députés : Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO, Gaby CHARROUX, André CHASSAIGNE, Marc DOLEZ et Jacqueline FRAYSSE : d'une PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête sur les dérives linguistiques actuelles en France, chargée de proposer des mesures de défense et de promotion de la langue française,

 

Enfin je tiens à rappeler en  hommage au sept poètes de La Pléiade rassemblés autour de Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay : La Deffence, et Illustration de la Langue Francoyse, écrite en 1549, est une œuvre maîtresse de la formation de la nation française. Écrite par Joachim du Bellay (1522-1560), elle est l'affirmation culturelle de ce qui a été affirmé idéologiquement par l'Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539.

 

220px-Joachim_du_Bellay.png

 

Pour rappel Joachim du Bellay était conscient de la nature de ce processus de développement, puisqu'il n'oppose pas une langue à une autre. Il insiste sur ce point, dès le départ :

 

Joachim du Bellay : "on ne doit ainsi louer une langue et blâmer l'autre : vu qu'elles viennent toutes d'une même source et origine, c'est la fantaisie des hommes, et ont été formées d'un même jugement, à une même fin : c'est pour signifier entre nous les conceptions et intelligences de l'esprit".

 


Et ci dessous ce beau poème de

Ullyse.jpg

 

Heureux qui, comme Ulysse,

a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

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