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Le blog de Hervé Poly

Hôpital : Les agents sont-ils les « oubliés » de l'extension ?

17 Décembre 2011, 06:21am

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

 

 

http://www.lavoixdunord.fr/stories/image250x00/mediastore/VDN/A2011/M12/hopital-les-agents-sont-ils-les-oublie-1475126.jpgOn s'en doute, les élus CGT du centre hospitalier n'ont pas tout à fait le même regard que leur direction sur l'extension Nord-Est. Ils ont souhaité réagir sur les propos de celle-ci vantant, il y a quelques jours, les bénéfices de ces travaux de développement. L'organisation syndicale a profité de l'occasion pour faire un tour d'horizon de l'établissement de soins.

 

 

PAR DAVID CIERNIAK

bethune@info-artois.fr

 

Deux terrains de foot ! « L'extension, c'est près de 15 000 m² ! Pour mieux se rendre compte, c'est deux terrains de football que le personnel d'entretien doit nettoyer en plus sans embauche en renfort ! » Rodrigue Clairet a le sens de l'image pour dénoncer des conditions de travail qui, à ses yeux, se dégradent. Mais aussi celui de l'orientation. « Les brancardiers multiplient par 3 le temps pour transporter un patient du 5e étage en dialyse », précise le porte-parole CGT. Sans parler des explorations fonctionnelles. Alors pour lui, oui, l'extension est une bonne chose pour les patients, ou encore le corps médical « chaque médecin à son bureau », note Patrick Vanderpote, mais faudrait veiller à ne pas oublier les agents.

 

La cardio intensive « pompe » la cardio tradi. Rodrigue Clairet l'affirme. « Pour respecter la réglementation, on retire du personnel en cardio traditionnel pour le déplacer en cardio intensive. Résultat : il y toujours des infirmières mais il n'y a plus d'aide soignante en cardio traditionnelle la nuit », assure le délégué CGT.

 

Personnel de seconde zone. L'expression risque de faire réagir, c'est en tout cas celle employée par les élus de la CGT du centre hospitalier. Elle désigne les agents techniques, obligés de prendre leur pause « dans un réduit plus qu'une salle, partagé avec des machines ». « Depuis 10 ans nous le dénonçons et l'administration s'en est émue dernièrement en découvrant les locaux », s'étrangle-t-on à la CGT, comme si elle découvrait la lune.

 

Emprunts toxiques. Sur le plan financier également, la CGT a du mal à avaler la pilule. Une pilule de 7 M E tout de même, sur les 100 M E que représente le budget du centre hospitalier. « Il y a un mois, la direction ne savait pas et depuis 10 jours, on sait ! C'est incroyable ! Soit il y a des gens irresponsables soit il y a un problème », s'emporte Patrick Vanderpote, avant de préciser : « on peut comprendre des erreurs mais les partenaires sociaux doivent être informés ». Le secrétaire départemental de la CGT Santé explique que ces emprunts toxiques datent de 2007.

 

L'avenir du CH. Sur le plan financier, la situation n'est pas « catastrophique » mais « inquiétante » pour les élus de la CGT. Ils redoutent que l'année prochaine soit « blanche en acquisition de matériel et compliquée financièrement ». « L'hôpital a mis beaucoup de moyens dans l'extension », expliquent-ils. Un investissement qui pèserait lourd sur les projets budgets. « Il n'y a plus beaucoup de marge de manoeuvre au niveau budget, si ce n'est le personnel », craint-on.

 

Sur le plan de l'activité, la CGT dénonce le mutisme de l'Agence régionale de la santé (ARS). « Une extension c'est bien mais si demain, l'ARS décide que la cardio intensive se fait à Lens, qu'est-ce qu'on en fait ? » se demande l'organisation syndicale. Et de rappeler son combat : « maintenir un hôpital de proximité avec la totalité de ses activités ». En pensant à la chirurgie du cancer du sein, un moment évoqué en partance pour Lens. « Nous, on ne se bat pas contre Lens mais pour que Béthune et Lens conservent l'activité », répond Rodrigue Clairet.

Un silence de l'ARS que les élus de la CGT prévoient encore pour les 5 prochains moins, date des futures élections présidentielles. « En attendant, le personnel attend et s'inquiète », assure Patrick Vanderpote. Et de donner son état des lieux du territoire de santé par « Lens et l'AHNAC n'ont plus d'argent, Arras n'est pas au mieux et Béthune va changer de direction »

 

Source : La voix du nord

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