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Le blog de Hervé Poly

Débat sur le gaz de couche : La CGT pour la nationalisation de Gazonor

21 Décembre 2013, 16:32pm

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

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En 1997, Charbonnages de France vendait sa filiale Gazonor à European Gas Limited (EGL) pour 26 millions d’euros. L’Etat français autorisait par ailleurs le géant australien à exploiter le gaz de mine (méthane à l’air libre dans les galeries) pour une durée de 17 ans. A l’époque, la CGT dénonçait une privatisation contraire aux intérêts de la Nation. Aujourd’hui, à l’heure du débat régional sur l’exploitation du gaz de couche (emprisonné dans les veines de charbon en profondeur), sa Fédération Mines Energie remonte au créneau pour dire que « nous sommes favorables à son exploitation dans la mesure où elle permettrait la relocalisation d’industries fortes consommatrices d’énergie et de développer les filières de la chimie. A cette condition, elle serait créatrice d’emplois », imagine Raymond Frackowiak du Syndicat CGT des Mineurs du Nord-Pas-de-Calais. « Evidemment, toutes les précautions environnementales devront être prises », insiste Henri Tobo. Pour ce porte-parole régional de la Fédération, seule la puissance publique est justement à même de garantir cette vigilance sur le plan environnemental, « contrairement à un groupe privé guidé par le seul souci de rentabilité immédiate ». Et la CGT de revendiquer un « retour dans le giron public de Gazonor ». Sous forme d’une nationalisation ? D’une régionalisation ? La question n’aurait pas été tranchée. Peu importe, l’essentiel reste que les bénéfices dégagés permettent de « financer la rénovation du logement minier, lutter contre les affaissements ou consolider l’offre de soins hérités du Régime minier », indique Dominique Ben du comité régional CGT. Tel ne sera pas le cas avec Gazonor, propriété du Belge Transcor depuis 2011, car « la direction n’aura de compte à rendre qu’à ses actionnaires », peste Henri Tobo. Bien consciente de la singularité de son positionnement, la CGT tentait mardi à Lille de convaincre de son bienfondé la commission d’enquête du Conseil régional présidée par le communiste Bertrand Péricaud.

Jacques KMIECIAK

Liberté Hebdo Nord-Pas-de-Calais

13 décembre 2013

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