Partager l'article ! ARRAS : LE MUR DES FUSILLÉS LAISSÉ À L'ABANDON ?: Les commun ...
Les communistes arrageois interpellent le Maire d'Arras :
Monsieur le Maire d’Arras,
Les fossés de la citadelle d'Arras sont un lieu de mémoire exemplaire concernant la résistance à l'oppression et le combat pour la liberté.
Dès 1947 on a entrepris de répertorier les noms de ceux qui ont donné leur vie pour que la France redevienne un pays libre.
Les 218 plaques fixées le long des murs de la citadelle rappellent le nom des victimes et honorent la mémoire de ces héros, nés ici ou venus d'autres régions, voire d'autres pays.
Le PCF, plus que toute autre organisation, a payé un lourd tribut à la défense de la liberté et de la dignité humaine.
La section arrageoise du PCF, présente à chaque cérémonie, en compagnie des familles et des amis des fusillés afin d’honorer leur mémoire et perpétuer leur souvenir, constate que ce lieu de mémoire se dégrade de plus en plus : plaques maculées, parfois lézardées, envahies par le lierre, agrémentées d'herbes poussant au creux des murs, etc.
Ce qui pourrait laisser croire à une totale indifférence des élus envers la mémoire de notre ville, de notre pays, de nos martyrs.
Une réfection de ce mémorial nous paraît nécessaire à nous comme à une grande partie de la population arrageoise. .
Le coût de la remise en état du mémorial est indubitablement moindre que les millions déboursés pour exposer les carrosses dorés symbolisant la richesse insolente des monarques d'autrefois.
Nous espérons que notre courrier ne restera pas sans réponse et que les familles, les compagnons, les patriotes, les défenseurs de la liberté, tous ceux qui sont attachés à cette mémoire, pourront compter sur le premier magistrat de la ville d'Arras pour prendre en considération notre requête.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire d’Arras, l'assurance de notre considération distinguée.
Arras, le 7 juillet 2012
Pour la section d'Arras
du Parti communiste,
René Chevalier,
secrétaire de section
« réconcilier le passé et l'avenir, en ne gardant de l'un que ce qui peut servir à l'autre ».
"Qu'ils sont pauvres, ceux qui n'ont pas de patience !" [William Shakespeare] Extrait d'Hamlet.