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Le blog de Hervé Poly

Fédération communiste du Pas-de-Calais : Après Marseille et Lyon, Rouvroy se mobilise autour des 8 de Goodyear

26 Février 2016, 09:28am

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

De gauche à droite : Hervé Poly fédération communiste du Pas-de-Calais, Jean Haja, maire communiste de Rouvroy et le délégué syndical CGT, Mickaël Wamen
De gauche à droite : Hervé Poly fédération communiste du Pas-de-Calais, Jean Haja, maire communiste de Rouvroy et le délégué syndical CGT, Mickaël Wamen

De gauche à droite : Hervé Poly fédération communiste du Pas-de-Calais, Jean Haja, maire communiste de Rouvroy et le délégué syndical CGT, Mickaël Wamen

Article Voix du Nord :

Ambiance « grand soir », mercredi à Rouvroy où, à l’occasion de la création du comité local de soutien aux 8 de Goodyear, l’ambiance était au lever de bouclier pour « ne plus accepter l’inacceptable » et combattre ce que Mickael Wamen, l’emblématique syndicaliste, appelle « un génocide ouvrier ».

C’est la foule des grands soirs qui s’était massée, mercredi, à la salle des fêtes. Pour la constitution d’un des maillons d’une grande chaîne solidaire en train de naître partout en France autour du sort des huit ouvriers et syndicalistes de Goodyear condamnés, il y a peu, à 24 mois de prison, dont 9 ferme, plus 5 ans de mise à l’épreuve. Et ce pour avoir séquestré deux dirigeants de leur entreprise… Cadres qui avaient pourtant retiré leur plainte. D’où le tollé général autour d’une condamnation que Jean Haja, comme ses camarades communistes, juge éminemment politique, afin de briser les velléités « de ceux qui osent encore relever la tête ». Et Mickael Wamen est assurément de ceux-là.

Le délégué CGT de Goodyear est de la trempe des harangueurs. Des années d’âpre lutte et de prises de parole en terrain miné ont forgé un bagout, une assurance et un solide argumentaire chez ce militant entier et fougueux. Quitte à être parfois un peu borderlinelorsqu’il s’emporte… Un ton et une force de conviction qui ont en tout cas trouvé un écho parmi le public ayant plébiscité le porte-parole des Goodyear. Qui exhortera son audience «à désormais ne plus accepter l’inacceptable… On va essayer de tisser une toile partout où c’est possible ».

Dans son collimateur, ce qu’il estime être une « justice de classe », celle qui a frappé en janvier en créant un précédent sous la Ve république que cette peine de prison ferme. « On est finalement doublement victimes : après avoir été licenciés, on va se retrouver en taule ! » s’indigne celui qui voit également dans cette décision l’esquisse d’un « génocide ouvrier »dans notre pays. « Aujourd’hui, on est condamnés à se bouger, on n’a plus le choix ! » assure Mickael Wamen qui, mardi prochain, ira proposer à sa centrale CGT la mise en place d’une action d’envergure à Paris. Proposition accueillie avec enthousiasme dans la salle : «T’as raison, il nous faut bousculer nos instances syndicales ! « s’enflamme un cégétiste de la FM. La mèche semble être bien allumée…

photo Voix du Nord

photo Voix du Nord

Babouse presque «à la maison»

Depuis un an, pour beaucoup de gens, il n’est plus simplement Babouse mais Babouse de Charlie Hebdo.

Une étiquette qui a servi un temps de porte-étendard, mais aujourd’hui un peu difficile à porter en un moment compliqué pour l’hebdomadaire satirique en proie à une énième crise interne. Et où l’ambiance serait aujourd’hui bien loin de l’esprit solidaire logiquement cultivé après la journée sanglante du 7 janvier 2015. Mais pour Babouse, le Boulonnais, Charlie n’avait pas grand-chose à voir avec sa présence, ce mercredi soir à Rouvroy, afin de porter sur les fonts baptismaux le comité local de soutien aux 8 de Goodyear.Car le dessinateur fait quasiment partie de la « famille » rouvroysienne. Venu plusieurs fois dans la commune pour y animer des ateliers, il y a développé une vive amitié avec Jean Haja, fournissant même des dessins à diverses publications municipales.

Ce mercredi soir, il était là pour donner un supplément d’âme à la soirée en « croquant » en direct les grands moments du débat. Non sans avoir préalablement répondu à certaines sollicitations d’enfants présents et délivré quelques dessins autographiés.Une illustration pertinente (sur grand écran, s’il vous plaît) d’une soirée au ton, lui, plutôt impertinent !