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Le blog de Hervé Poly

Avec et pour René, relevons la tête !!!

28 Octobre 2015, 11:16am

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

Je viens de recevoir ce billet de Jean-Luc Lambert de l'Auchellois et m'associe à son ras-le-bol des pressions que subissent des travailleurs comme René.

Oui il devient urgent de relever la tête comme le dit fort justement la jeunesse communiste dans une campagne d'affichage.

L’histoire est choquante et démontre que le patronat dans sa toute-puissance peut tout se permettre. René est employé depuis dix-huit ans en tant que chauffeur aux autobus artésiens de la société Transdev. Une carrière sans histoire avec des horaires tronqués et un salaire des plus mini. Vendredi dernier, il se rend au dépôt d’Auchel et fait le plein en carburant sur l’unique pompe avant de reprendre sa tournée.

Comme le font tous les chauffeurs professionnels, il laisse remplir le réservoir en automatique et en profite pour prendre au bureau les notes de travail pour les autres trajets à faire. Un moment d’oubli ou d’étourderie, il démarre en oubliant le pistolet de remplissage dans le réservoir. De ce fait, la pompe usagée qui ne tenait plus que par deux malheureuses chevilles bascule au sol sectionnant les deux tuyaux d’alimentation.

Pas de carburant qui coule, seulement une pompe désolidarisée de son support avec deux tuyaux à réparer ! René déclare comme il se doit l’incident qui est de toutes les façons pris en charge par les assurances. La réparation sera vite faite par une entreprise spécialisée, elle passera moins d’une matinée à remettre l’ensemble d’aplomb.

L’incident, somme toute, très banal et sans incidence sur le fonctionnement de l’entreprise se devait d’être et selon la parole de l’intéressé lui-même, sanctionné par un avertissement ou une mise à pied d’un ou deux jours.

Mais voilà, la direction, dans sa toute puissance et qui veut sans doute faire un exemple va faire interrompre la tournée du chauffeur responsable du pire crime, celui d’avoir endommagé une pompe à carburant usagée .

Sur le champ, on lui remet une notification de cesser le travail et d’être mise à pied conservatoire pendant dix jours en vue d’un licenciement. Imaginez un instant le choc ressenti par ce salarié quand il lit le mot « licenciement », lui, la cinquantaine, dans ce monde ou le travail ne court pas les rues.

Au nom de que droit, de quelle logique économique pourrait-on sans arrêt plonger des salariés dans une mort sociale programmée !

Aurons-nous un jour le courage de relever la tête et de dire que cela suffit et qu’il faut arrêter de subir !

 

Jean Luc Lambert

NB : C’est le 3 novembre prochain que René est convoqué à 14h 30 à un entretien préalable en vue de licenciement au 626 rue de Washington à Béthune.