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Le blog de Hervé Poly

Schéma Régional de Cohérence Ecologique, quelle cohérence ? Par Bernard Baude

2 Septembre 2014, 10:27am

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

Lors de la Séance Plénière du Conseil Régional NPDC du 3 juillet dernier, Bernard Baude, élu du groupe Front de Gauche, Communistes et Unitaires est intervenu sur la mise en place du futur schéma régional de Cohérence Écologique (SRCE), mettant en lumière le manque de concertation du document, malgré ses intentions et avancées importantes :

« Pour nous la première cohérence, première et essentielle, est la nécessaire cohésion des acteurs nouveaux et des acteurs historiques de nos territoires. A l’arrivée, il devait y avoir des volontés partagées. Nous y voyons aujourd’hui pour une part de la colère, pour une grande part de nombreuses, de très nombreuses incompréhensions. Nous ne sommes pas des adeptes de l’immobilisme.

Mais nous pensons qu’il est essentiel d’associer l’ensemble des acteurs concernés à tout projet et tout particulièrement à tout projet novateur qui ne saurait vivre, qui ne saurait s’inscrire dans la durée sans ces mêmes acteurs.

Mais force est de constater que de très nombreux, de trop nombreux acteurs de la ruralité, chasseurs, pécheurs, éleveurs, cultivateurs, paysans, ne comprennent pas le projet. Pire, ils ont le sentiment parfois d’avoir été écouté mais pas entendus, voire d’avoir été mis à l’écart.

Nous affirmons haut et fort qu’il y avait besoin de plus d’ambition à la cohérence du Schéma Régional de Cohérence Ecologique. Mais ces chapitres nouveaux qu’il nous fallait écrire, devaient s’écrire d’une encre plurielle, devaient s’écrire à plumes confondues. Et surtout, cette nouvelle écriture devait considérer avec respect les chapitres déjà écrits avant nous. Oui, dans ces conditions, ce livre ouvert, aurait pu être vert mais aussi et surtout multi couleurs, il aurait pu être beau car commun.

Jean Jaurès disait : « c’est en allant à la mer que le fleuve reste fidèle à sa source ».

La source nous la connaissions. Le fleuve n’a pas été une vie tranquille pendant ces mois d’élaboration de ce nouveau projet de SRCE. Mais le port auquel nous arrivons ne propose pas à tout le monde d’embarquer.

Alors nous faut-il prendre le pari d’un rafiot hasardeux, le pari d’un yacht de luxe - luxe intellectuel bien entendu - ou se rappeler que si nous prenons le temps nécessaire à une meilleure concertation et surtout compréhension des acteurs de la ruralité et de « la biodiversité », nous pourrons embarquer Ensemble pour ce qui devrait être une fantastique aventure d’abord humaine. Nous pourrons continuer d’écrire de façon plurielle ce fantastique livre de l’aventure humaine et de son rapport à la nature.

Ecrivant en lettre de VIE cette formidable pensée d’origine africaine : « nous n’héritons pas de la planète de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

Il nous faut avoir ensemble cette ambition. Le temps utile au rassemblement n’est jamais du temps perdu.

C’est avec cette ambition que nous vous faisons une série de propositions :

1)– mettre en place une commission ad hoc avec des représentants des groupes politiques et des principaux acteurs concernés

2)- répondre à l’ensemble des questions que la DREAL nous pose

3)- conduire une réflexion dès à présent sur nos besoins ultérieurs pour la menée et le suivi du nouveau schéma, nous pensons que la question d’un service public régional doté des moyens nécessaires se pose. Ça ne peut pas être le rôle des associations d’être des courroies de transmission des politiques publiques. Les associations – conformément au prérogative de la loi de 1901 – doivent garder leur indépendance, ce qui n’empêche pas qu’elles puissent bénéficier de subvention pour leur fonctionnement. C’est aussi un gage de pluralité nécessaire à notre République.

4) - travailler sur les impacts du schéma par rapport à d’autres politiques publiques. Notre futur schéma sera t’-il opposable – si oui dans quels domaines très précis. Nous savons que cette question est déjà posée, pour différents domaines, par exemple : - jugement du tribunal de Strasbourg - les wateringues

5) - solliciter l’avis du CESER.

Vous comprendrez que nous pensons qu’il est urgent de travailler encore et qu’il serait mieux de reporter le vote de ce projet.

Ce serait un geste fort, pour confirmer notre volonté de trouver un CONSENSUS au sens étymologique du terme, c’est à dire un SENS COMMUN. »